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Autocueillette de pommes et de poires à Rougemont

C’est une tradition, chez nous, depuis bien des années: chaque mois de septembre, nous prenons une journée pour aller pique-niquer dans un verger et remplir d’énormes sacs de pommes. À une heure de route de Montréal, c’est l’Abbaye Cistercienne de Rougemont qui est devenue notre endroit favori d’autocueillette automnale.

Il existe bien sûr une grande quantité de vergers proposant de l’autocueillette au Québec; nous les choisissons souvent selon leur proximité ou les activités qu’ils proposent pour toute la famille. Pour notre part, notre endroit de prédilection a toujours été l’Abbaye Cistercienne de Rougemont pour ses grands espaces, sa boutique et, surtout, son énorme choix de pommes (plusieurs variétés offertes se trouvent difficilement sur les étalages du supermarché).

Chaque année, beau temps mauvais temps, nous essayons de trouver une journée de fin de semaine en septembre pour nous rendre à l’Abbaye, et ainsi cueillir deux sacs de pommes, qui nous serviront à faire des tartes et des provisions de compote pour l’hiver. Sur place, nous pouvons remplir nos sacs (au coût de 12$ chacun) avec plus d’une douzaine de sortes de pommes, si on le désire.

Certaines branches de jeunes pommiers débordent de fruits et sont juste à la bonne hauteur pour les petites mains de fiston…

Dans ce verger qui contient près de treize mille pommiers, nous pouvons cueillir des pommes plus connues de type Lobo, McIntosh, Spartan, Cortland et Red Delicious, mais aussi des variétés plus rares comme la pomme verte Shamrock, par exemple, que nous aimons bien croquer à la maison, ou utiliser pour faire du jus avec notre centrifugeuse. Nous prenons toujours, également, un bon sac de pommes de type Honeycrisp, qui sont si belles avec leur peau rouge clair et verte, et si bonnes: un équilibre parfait de sucre et d’acidité.

Cette année, nous avons également choisi des petites pommes jaunes de type Golden Russet, qui sont très sucrées et intéressantes à cuisiner. Nous avons aussi eu un véritable coup de coeur pour les pommes jaunes Ginger Gold, qui sont parfaites pour accompagner le fromage en grains frais vendu à la boutique de l’Abbaye. Si vous êtes de passage à l’Abbaye Cistercienne de Rougemont au début du mois de septembre (plus précisément à partir du premier samedi suivant la fête du travail), vous aurez également la chance de cueillir des poires vertes de type Beauté Flamande. Comme la quantité de poires offertes ne suffit pas à la demande, nous vous suggérons de vous y rendre dès qu’elles sont disponibles.

Et vous, quel est votre endroit favori au Québec pour l’autocueillette de pommes?

À NOTER:

Heures d’ouverture: du 25 août au 20 octobre, du mardi au dimanche, de 10h à 16h30.

Prix: 12$ pour chaque gros sac de pommes, et 15$ pour un sac de poires (durant la courte période où elles sont disponibles). Prévoyez de l’argent comptant. Ne partez surtout pas sans vous acheter, à la boutique, leur délicieux jus de pommes non pasteurisé en format individuel ou 1,89 litre (au coût de 4$).

On y revient avec les enfants? Oui, chaque année! Et on en profite pour inviter les amis ou la famille à venir cueillir des pommes avec nous, courir entre les rangées de pommiers et faire un grand pique-nique.

POUR EN SAVOIR PLUS:

  • N’hésitez pas à consulter le site Internet de l’Abbaye Cistercienne de Rougemont, où vous trouverez notamment tous les détails concernant les variétés de pommes disponibles dans leur verger.

Chalet, dunes et clams frites à Cap-Pelé

Dans l’image que je me fais des «vacances idéales», mon petit homme de deux ans joue sur la plage avec son papa et il y creuse des immenses tunnels pour y faire rouler ses camions remplis de sable. Il fait chaud, mais il y a juste assez de vent pour pouvoir s’enivrer de l’odeur de l’eau salée. Sur cette plage, la mer est peu profonde sur une grande distance et l’eau est assez chaude pour que fiston veuille y patauger durant des heures; il peut même y ramasser tout plein de Bernard l’Hermite dans sa petite chaudière verte pour ensuite rire aux éclats en les remettant dans l’eau. La plage est occupée, mais pas trop, et au bout de quelques pas dans le sable, il y a un restaurant qui sert des lobster rolls. Ces bons moments et ces souvenirs, nous les avons rapportés de la plage de l’Aboiteau, située dans le petit village de Cap-Pelé, au sud-est du Nouveau-Brunswick.

Nous sommes arrivés à Cap-Pelé, en bordure du Détroit de Northumberland (à environ 15 minutes de voiture de Shediac), durant les vacances de la construction, en juillet dernier, sans trop savoir à quoi nous attendre. La vue en plongée sur la page d’accueil du site des Chalets de l’Aboiteau nous faisait rêver: nous allions passer plusieurs jours en famille à relaxer et à s’amuser, tous les trois, dans un petit chalet à distance de marche d’une plage.  

La passerelle menant de la plage de l’Aboiteau (au loin) aux Chalets de l’Aboiteau.

La promenade qui mène de notre chalet à la plage, fruit d’un effort de conservation des dunes et des marais, est tout simplement splendide. Alors que les nombreux pas de touristes comme nous auraient pu avoir abîmé la flore et l’écosystème du coin depuis longtemps, une passerelle nous oblige tous à circuler au même endroit. Nous y apprécions la brise paisible, alors que fiston, lui, la parcourt à la course (avec beaucoup trop d’enthousiasme), puis s’arrête le temps de quelques secondes: «Un canard!»

Depuis 2005, l’organisme à but non lucratif Vision H2O (ainsi que le village de Cap-Pelé) mène un projet de restauration de la dune côtière du Parc de l’Aboiteau. Les dunes, qui sont menacées par l’érosion, le sont aussi par les humains, car le piétinement d’à peine dix personnes peut suffire à détruire l’ammophile, cette plante importante qui y pousse et dont les racines retiennent le sable.

De l’autre côté des dunes: la plage de l’Aboiteau

Se baigner dans les eaux les plus chaudes du pays

Cap-Pelé a tout pour séduire les familles comme la nôtre, en commençant par sa jolie plage, où l’on peut profiter des eaux les plus chaudes au Canada (qui sont, il va sans dire, idéales pour de jeunes enfants). Plusieurs activités y sont organisées (notamment des cours de zumba, de yoga ou de taï-chi), mais c’est, pour notre part, le cinéma en plein-air les mercredis soirs (de la mi-juillet à la mi-août) que nous avons préféré: dans une atmosphère conviviale et détendue, un nouveau film pour enfants est présenté gratuitement à chaque semaine. Nous nous rendons tous au chalet de la plage de l’Aboiteau en pyjama, avec nos chaises pliantes au besoin (mais il y a des matelas pneumatiques sur place) et la collation de notre choix. Notre petit homme se rappelle encore très bien – et nous aussi – de ce qui fut sa toute première soirée cinéma, où il a pu écouter Rio 2 en sirotant un lait au chocolat et en respirant l’odeur salée de la brise…

Manger un lobster roll au restaurant À la Dune

À la Dune est le restaurant situé à l’entrée de la plage de l’Aboiteau. On y sert des assiettes de fruits de mer, mais aussi toute une variété de sandwiches, hot dogs, burgers (régulier, au poisson ou aux pétoncles) ainsi que du poulet ou des fruits de mer frits (crevettes, pétoncles, palourdes ou coques). Pour les enfants, on a aménagé un parc permettant de les faire patienter et on leur propose un menu à 5$, comprenant un jus, des frites, et leur choix entre un burger, un hot dog, un pogo, un morceau de poisson, du poulet ou un grilled cheese. Si fiston semblait savourer son poulet popcorn, maman vous suggère, pour sa part, leur lobster roll bien exécuté, indispensable à n’importe quel séjour au Nouveau-Brunswick.

Le lobster roll du restaurant À la Dune

Relaxer aux Chalets de l’Aboiteau

À environ cinq minutes de marche de la plage de l’Aboiteau, une quarantaine de chalets ont été aménagés pour recevoir les visiteurs tout au long de l’année. Divisés en trois catégories (économique, supérieure ou «de luxe») selon les commodités offertes et le nombre de personnes qu’ils peuvent recevoir, les Chalets de l’Aboiteau sont bien entretenus et proposent tous une ou des chambres individuelles, un salon, une salle de bain, ainsi qu’une cuisine complète avec salle à manger à aire ouverte. Ils sont juste assez espacés entre eux pour que l’on puisse s’y sentir dans notre petit havre de paix et pour que nous n’embêtions pas les voisins avec les enfants.

 Notre chalet avec mezzanine (catégorie supérieure) durant nos vacances de juillet dernier

Idéaux pour des vacances en famille ou pour louer à plusieurs avec des amis (les chalets «de luxe» peuvent recevoir jusqu’à huit personnes), les Chalets de l’Aboiteau sont très en demande en période estivale et nécessitent donc de réserver à l’avance.

La belle luminosité provoquée par le coucher de soleil, chaque soir, dans notre salon.

Déguster les meilleurs clams frites de votre vie au casse-croûte Chez Camille 

Chez Camille est un petit casse-croûte sans prétention en bordure d’Acadie Road (route 15) dans le village de Cap-Pelé, où il est possible de manger à l’intérieur, sur la terrasse ou bien de prendre une commande pour emporter. À la porte d’à côté, il y a le Bar Laitier le plus populaire du coin, alors tout le monde s’y rejoint en période estivale. Ici aussi, nous avons droit à un menu très complet d’assiettes du pêcheur (les portions sont énormes), de fruits de mer ou de poulet frit, de hamburgers, de lobster rolls, etc. Nous vous suggérons par contre d’y aller spécialement pour les coques (clams) frites, qui fondent dans la bouche et qui seront assurément les meilleurs que vous aurez mangés dans votre vie. Pour les enfants, il y a le menu à 4,25$ avec les choix habituels offerts dans les casse-croûtes, mais tant qu’à y être, partagez-donc vos clams avec eux!

Les fabuleuses clams frites du restaurant Chez Camille

Faire un tour «Acapelé»

Pour en apprendre un peu plus sur l’histoire et les habitants de Cap-Pelé, une communauté acadienne qui a été fondée à la fin du XVIIIe siècle, le Centre d’information aux visiteurs de Cap-Pelé, offre chaque mardi et jeudi matins, en juillet et en août, des tours guidés, au coût de 7$ par personne (4$ pour les enfants, mais gratuit pour tous si vous séjournez aux Chalets de l’Aboiteau). Lors de ce tour où nous déambulons dans le village avec notre propre voiture tout en suivant celle d’Artemise, notre guide, nous en apprenons davantage sur la vingtaine de boucanières de la région, qui sèchent le hareng à la fumée, nous visitons la belle Église du village avec son toit en forme de coque de bateau renversée, nous rencontrons un pêcheur à la retraite qui nous explique tout le fonctionnement de la pêche aux homards et nous faisons également des arrêts au marché des Pêcheries Aboiteau et à la plage de l’Aboiteau. Une ballade instructive qui vous permettra aussi de goûter au fameux hareng boucané du coin, de prendre des homards vivants dans vos mains et de respecter encore plus tout le dur labeur effectué par les pêcheurs de métier.

Vous vous êtes déjà demandés comment un homard pouvait rester prisonnier dans une cage à homard et comment fonctionne tous ces entrelacements de filets?

POUR EN SAVOIR PLUS:

  • Les événements qui ont lieu à Cap-Pelé sont recensés sur le site Internet du village, leur page Facebook et sur Twitter: @CapPele_NB
  • L’entrée de la plage de l’Aboiteau est située au 33, chemin Saint-André, à Cap-Pelé. Le stationnement vous coûtera 7$ , si vous vous y rendez en voiture (l’accès est gratuit en tout temps si vous résidez aux Chalets de l’Aboiteau).
  • Le restaurant À la Dune est ouvert en même temps que la plage de l’Aboiteau, de l’aube au crépuscule.
  • Tous les détails et tarifs concernant les Chalets de l’Aboiteau (55, Allée des chalets, Cap-Pelé) se trouvent sur leur site Internet ainsi que sur leur page Facebook.
  • Le restaurant Chez Camille est situé au 2385, Acadie Road, à Cap-Pelé.
  • Les Tours «Acapelé» sont organisés par le Centre d’information aux visiteurs de Cap-Pelé. C’est également à cet endroit (2463, Acadie Road, Cap-Pelé) que vous pouvez visiter le tout petit Musée des boucanières, qui vous en apprendra davantage sur cette industrie et tradition ancestrales de la région. Les tours comprennent habituellement un arrêt et une visite dans une boucanière, mais cela était impossible lors de notre séjour, puisqu’un retard dans la production de cette année faisait en sorte qu’elles étaient encore en opération à la fin juillet.

*** Nous tenons à remercier Tourisme Nouveau-Brunswick, dont nous étions les invités lors de ce séjour aux Chalets de l’Aboiteau. Les opinions énoncées ici sont, par ailleurs, entièrement les nôtres.

Kem CoBa: faire la file pour une bouchée de bonheur

L’été tire déjà à sa fin (snif!) et l’on s’en voudrait d’avoir passé à travers notre première période estivale sur ce blogue sans vous avoir fait part de notre glacier coup de cœur à Montréal! Ce n’est cependant plus un secret bien gardé: nous avons vu les files d’attente s’allonger, à chaque année, depuis l’ouverture de notre comptoir favori de glaces et de sorbets, mais cela n’a en rien altéré le service souriant de ses propriétaires, les pâtissiers Ngoc Phan et Vincent Beck. Si vous n’êtes pas déjà passé par cette adresse du quartier Mile-End aux accents vert et rose fluo, il vous reste à peine un mois pour le faire: vos vacances ne seront pas complètes sans un arrêt chez Kem CoBa!

Il y a des coups de coeur : «la Québécoise», un mélange savoureux de sorbet au bleuet et d’une glace au miel du Québec, mais aussi «la Bien-Aimée», une combinaison irrésistible de sorbet aux griottes et de glace au lait d’amande, mais on se surprend aussi à rêver de «la Royale», une torsade composée de glace au chocolat noir 72% et de sorbet à la framboise, ou encore de «la Latina», combinaison originale de sorbet à la mangue et de glace au dulce de leche. L’inconvénient, c’est que les propriétaires de Kem CoBa ont eu la bonne idée de nous proposer une nouvelle crème glacée molle artisanale chaque deux semaines, durant l’été, et d’ainsi nous obliger (quelle torture!) à revenir le plus souvent possible les visiter. Comme de petites pièces de théâtre glacées qui vous feront vivre toutes sortes de belles émotions, il ne faut surtout pas manquer l’occasion d’aller les goûter lorsqu’elles sont à l’affiche, car elles ne reviendront peut-être pas du tout (ou en tout cas, pas avant l’été prochain).

À gauche: «La Québécoise», un duo de crème glacée molle au miel du Québec et de sorbet aux bleuets. À droite: un cornet au parfum de beurre salé.

Chacun de nos passages chez Kem CoBa en famille est une gâterie, et nous n’hésitons pas à nous déplacer jusqu’au Mile-End lorsque l’envie d’une bonne crème glacée nous prend, même s’il y a de nombreuses autres crèmeries entre la maison et là-bas. Étant une fanatique de tout ce qui ressemble à la saveur «creamsicle», je deviens très vulnérable lorsqu’ils affichent «la Passionnée», une torsade de glace à la vanille de Madagascar et de sorbet au fruit de la passion, ou encore «la Florida», un mélange de sorbet à l’orange et de crème glacée à la noix de coco. Mes hommes, quant à eux, ont leurs saveurs de glaces de prédilection: chéri opte presque tout le temps pour la glace au beurre salé et fiston, qui raffole du beurre d’arachide, choisi à coup sûr la délicieuse glace aux cacahuètes et au miel. Si la saveur de crème glacée molle maison de la semaine ne vous inspire pas, vous pouvez toujours choisir parmi une sélection de crèmes glacées et de sorbets, toujours fabriqués avec des ingrédients frais.

Même si le comptoir de Kem CoBa n’est ouvert, pour s’offrir un cornet, que du mois de mai jusqu’au début d’octobre, il nous est toujours possible de commander l’une de leurs bûches glacées durant le mois de décembre, en prévision de la période des fêtes. Les pâtissiers nous offrent également une sélection originale de chocolats de Pâques juste avant l’arrivée de la nouvelle saison estivale.  Quant à moi, je vous quitte tout de suite sur ces lignes, car je dois aller me procurer un pot de leur saveur originale à la feuille de pandanus avant qu’il n’en reste plus. À moins que je choisisse le sorbet aux pêches de l’Ontario… ou la glace au dulce de leche?

La Cocotte: combinaison de glace à la noix de coco et sorbet à la fraise

À NOTER:

Heures d’ouverture: Du début mai au début octobre, du mardi au dimanche, de midi à 21h. Attention, par contre, le comptoir peut fermer inopinément pour cause de mauvais temps (vous pouvez consulter leur page Facebook à cet égard, mais aussi pour vous tenir au courant de la crème glacée molle artisanale de la semaine).

Prix:  Comptez entre 3 et 5$ pour une coupe ou un cornet, tout dépend du nombre de boules ou de parfums choisis. On peut aussi se procurer des pots à emporter de 500ml pour 7,75$. Notez qu’ils n’acceptent que les paiements en argent comptant.

On y revient avec les enfants? Assurément! Surtout que, pour les petits appétits, on peut demander un mini-cornet à leur taille, avec la saveur de leur choix, pour 1,39$ (plus taxes). Attendez-vous, par contre, à devoir faire la file, mais votre patience sera entièrement récompensée. Il y a beaucoup de bancs pour s’asseoir et déguster vos glaces devant la boutique.

NOTRE COTE:

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POUR EN SAVOIR PLUS:

  • Les propriétaires de Kem CoBa, Vincent Beck et Ngoc Phan, ont publié le livre Asie un voyage culinaire aux éditions Modus Vivendi, en 2011.
  • Allez visionner cette vidéo (pour Châtelaine), où les chefs pâtissiers présentent leur version (et la recette) d’une maison en pain d’épice.

Manger sur le pouce avec bébé aux «Premiers vendredis du mois»

L’an dernier, enceinte de sept mois (et accompagnée d’une amie enceinte de huit mois et demi),  je voulais aller à l’événement «Les Premiers Vendredis du mois» sur l’Esplanade Financière Sun Life au Parc olympique de Montréal. Comme le nom l’indique, chaque premier vendredi du mois entre mai et octobre, de 16h à 23h, on y trouve un immense rassemblement de camions de cuisine de rue, communément appelés les «food trucks». Nous étions arrivées un peu après 18h et,  sous une chaleur accablante, mes pieds enflaient à vue d’œil juste à voir les files s’étirer devant chaque véhicule. Nous n’avions fait ni une, ni deux et étions retournées à nos voitures pour se trouver une terrasse bien tranquille quelque part. Cette année, mes pieds ont repris leur taille normale et, cette fois-ci, j’étais bien décidée à aller me «bourrer la face» dans les fameux food trucks!

Ma crevette, mon chum et moi, nous sommes arrivés un petit quinze minutes avant l’heure d’ouverture et déjà une bonne centaine de personnes faisaient le pied de grue devant les barrières. Nous avions bien fait d’arriver tôt (et nous vous suggérons fortement de faire la même chose si vous y allez avec de jeunes enfants).

Comme entrée, nous avons pris un crab cake au camion Quai roulant (affilié à la brasserie Quai no 4 sur Masson). Ledit «cake» était bon mais à 10$, plus les taxes, c’était beaucoup trop cher selon mes standards. Accompagné d’une mayonnaise maison et d’à peine quelques juliennes de chou en guise de salade, l’ensemble nous a déçu. Nous pouvions ajouter une portion de frites, mais à 3,50$ (toujours plus taxes), cela commençait à friser le ridicule.

Nous avons continué notre chemin vers le bar à croissants du Fous Truck, le camion d’adoption des propriétaires de la pâtisserie Fous Desserts. Nous avons opté pour les mini-saucisses enrobées de pâte de croissant, à tremper allègrement dans de la moutarde baseball ou du ketchup pour se retrouver instantanément dans les années 80: un gros miam!

Comme plat de résistance, nous avons choisi de tester la poutine au canard confit effiloché de Lucky’s Truck. C’était une grosse poutine (assez pour deux adultes) contenant beaucoup de canard et juste assez de fromage qui fait squik squik. Elle valait amplement le 11,50$ investit et le vingt minutes d’attente.

Le clou ou plutôt la brique de notre repas: un énorme beigne Boston pesant près d’une tonne de la Crémy mobile. Il peut combler la dent sucrée d’une famille entière si vous voulez mon avis. Étonnamment bien dosé, il ne «tombait pas sur le cœur» dès la deuxième bouchée. Nous l’avons englouti en moins de deux.

Se déroulant dans une atmosphère de fête de quartier agrémentée de musique (assez forte par moments), «Les Premiers Vendredis du mois» semblent très populaires auprès des familles: incroyable de voir autant de bébés au mètre carré! C’est l’endroit idéal pour faire découvrir de nouvelles saveurs aux petits et aux plus grands, sans le côté formel des restaurants traditionnels. Il y a de tout pour tous les goûts : guédilles de homard, crème glacée, sandwichs de porc effiloché, jus de fruits frais, nourriture thaï, indienne ou vietnamienne, etc.

Petites mises en garde: il n’y a pas beaucoup d’ombre sur le site, alors crème solaire et chapeau sont fortement recommandés pour tout le monde. Les toilettes sont pour la plupart des toilettes sèches, alors on oublie les tables à langer. Vous pouvez bien sûr amener votre poussette, mais si c’est possible, je ne peux que vous recommander chaudement le porte-bébé, comme celui que nous utilisons pour ma crevette qui a la bougeotte. Sachez que lors de notre départ, vers 18h45, c’était devenu difficile de manœuvrer et de se faufiler tellement la foule était dense.

POUR EN SAVOIR PLUS:

  • «Les Premiers Vendredis du mois» ont lieu chaque «premier vendredi du mois», de mai à octobre, sur l’Esplanade Financière Sun Life du Parc olympique, de 16h à 23h. Pour tous les détails, nous vous invitons à consulter le site Internet du Parc Olympique de Montréal ou bien à suivre la page Facebook Cuisine de Rue Montréal, qui répertorie la majeure partie des événements reliés à la cuisine de rue montréalaise. L’Association des restaurateurs de rue du Québec a également son site Internet.

Dormir dans les arbres au Camping Miramichi

Sauce à spaghetti de grand-maman, vin blanc (et mélange d’eau pétillante et de jus de pomme pour fiston), mélange à crêpes de papa, boules d’énergie de maman… La glacière était bien remplie et nous étions fin prêts à partir, direction Camping Miramichi, au Nouveau-Brunswick!

Situé plus précisément à Black River Bridge (à quelques kilomètres du centre-ville de Miramichi), sur la côte est du Nouveau-Brunswick, le Camping Miramichi est un terrain de camping offrant à la fois des espaces (avec ou sans électricité) pour les tentes et les roulottes, mais aussi des petites maisons tout équipées («cottages» avec cuisine, salon et salle de bain). Nous avons choisi de nous y rendre pour tester leur attrait touristique principal: la possibilité de dormir dans des cabanes dans les arbres!

Notre petite maison dans les arbres pour quelques nuits

On fait des bulles!

Si le terrain de camping sur les lieux existe depuis 1999, ce sont Geoff et Brenda Carter, les actuels propriétaires depuis maintenant cinq ans, qui ont eu la bonne idée d’y bâtir des maisons dans les arbres. M.Carter a d’ailleurs construit lui-même les huit cabanes qui sont présentement sur le site, avec l’aide de sa famille et d’amis. Alors que certaines d’entre elles sont équipées avec électricité, salle(s) de bain et peuvent recevoir jusqu’à sept personnes, les plus petites (au coût de 65$ par soir), comme celle que nous avions, ne contiennent qu’un lit double et deux lits simples superposés avec matelas (nous devons seulement apporter nos oreillers et sacs de couchage), soit le strict minimum pour permettre à une petite famille comme la nôtre de vraiment profiter de notre séjour dans les arbres.

Notre cabane, éclairée à l’énergie solaire, est ultra-propre. Les nuits sont calmes et les chants d’oiseaux sont si près de nous aux petites heures du matin!

Construites à une douzaine de pieds dans les airs, il faut gravir une vingtaine de marches pour accéder à notre petite cabane. 

Même à deux ans, notre petit homme avait des étoiles dans les yeux lorsqu’il a compris que nous allions dormir dans une cabane dans les arbres: «Yay! Yay! Yay!». Il faut dire que notre site était franchement idéal pour lui, le parc pour enfants étant situé juste en face. Nous aurions bien pu aller profiter de la piscine, pêcher à la rivière tout près ou faire une petite randonnée dans le bois, mais nous avons préféré prendre le temps de relaxer tout simplement, faire à manger lentement sur le brûleur, jaser et jouer au ballon. Le soir venu, nous avons lu des histoires à notre petit homme près du feu de camp et il a mangé ses premières guimauves grillées.

Le parc pour enfants juste en face de notre espace de camping

Un beau bateau à l’intérieur duquel les enfants peuvent jouer, à l’entrée du site

Le Camping Miramichi est présentement le seul endroit au Nouveau-Brunswick où l’on peut dormir dans des cabanes dans les arbres. L’expérience est mémorable: après le couvre-feu de 23h, tout le camping se fait silencieux, jusqu’à ce qu’aux petites heures du matin, les chants d’oiseaux (que l’on sent encore plus prêt de nous) se fassent entendre. Bien sûr, il serait possible d’apercevoir ou d’entendre parfois des orignaux, des mouffettes, des ratons laveurs ou même des ours dans les parages, mais lors de notre visite, ce fut le calme plat (à part, bien sûr, quelques vilains moustiques, pour qui j’ai toujours l’air, semble-t-il, d’un énorme gâteau au chocolat). M.Carter me disait qu’il accorde une importance primordiale à la propreté des lieux et des installations et cela aide beaucoup à éloigner les animaux sauvages, au grand bonheur de ses visiteurs.

Quoi faire en famille dans les environs?

Comme nous étions de passage à Miramichi à la mi-juillet, nous en avons profité pour aller faire un tour à l’Exposition Agricole, qui avait lieu du 15 au 19 juillet cette année. Fiston a eu beaucoup de plaisir à s’asseoir sur les tracteurs, flatter des animaux (vaches, chevaux, etc.) et faire un tour de petit train. Sinon, tout l’été, nous vous suggérons d’aller faire un tour avec vos enfants au Parc du Quai Ritchie, où vous trouverez quelques boutiques de souvenirs, restaurants, ainsi qu’un gros parc de jeux d’eau et de jeux pour enfants à thème nautique.

Une partie du joli parc pour enfants du Ritchie Wharf

C’est aussi à partir du Quai Ritchie que vous pourrez, de mai à octobre, prendre place à bord d’un bateau à deux étages et faire une croisière de 90 minutes sur la rivière Miramichi. Miramichi River Boat Tours offrent un ou deux départs par jour (le coût est de 15$ par adulte et 10$ par enfant); tous les détails se trouvent sur leur site Internet et leur page Facebook.

Une ballade sur le Quai Ritchie

N’oubliez pas aussi qu’à Miramichi, vous êtes à une quarantaine de kilomètres seulement du Parc national Kouchibouguac. Faites un arrêt au Camping Miramichi pour dormir dans les arbres lors de votre prochain voyage au Nouveau-Brunswick, l’expérience est abordable et mémorable!

À NOTER:

Saison d’ouverture: Le Camping Miramichi offre ses services durant toute la période estivale, de la mi-mai à la mi-octobre.

Prix: Pour tous les détails (et puisque les prix varient beaucoup selon le type d’hébergement choisi), consultez leur site Internet. Un séjour dans une maison dans les arbres coûte entre 65$ et 120$ par soir (les prix baissent dès que vous restez plus d’une nuit), selon la grosseur et les commodités de la cabane.

Pour en savoir plus sur tous les services offerts par le Camping Miramichi, vous pouvez également les suivre sur leur page Facebook.

*** Nous tenons à remercier Tourisme Nouveau-Brunswick, dont nous étions les invités lors de ce séjour au Camping Miramichi. Les opinions énoncées ici sont, par ailleurs, entièrement les nôtres.