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Courges, citrouilles et tours de brouette

La citrouille est, sans contredit, une grande délaissée. On l’utilise bien sûr à l’Halloween, mais par la suite, on la néglige et on ne prend pas assez souvent pas la peine de la cuisiner. Voilà plusieurs années qu’à l’automne, l’envie me vient d’aller me balader dans un champ de citrouilles, et cette sortie-là aussi, je la mettais chaque fois de côté. Finies les mauvaises excuses: en un beau samedi d’octobre, nous sommes enfin allés faire un tour en famille au Centre d’interprétation de la courge du Québec, à St-Joseph-du-lac.

Alors que les courges Butternut et de type «spaghetti» se trouvent facilement dans nos supermarchés (et nos soupes!) à longueur d’année, on oublie qu’il existe de nombreux autres cucurbitacées différents et tout aussi savoureux à découvrir. C’est guidés par notre pure curiosité, ainsi que par le désir de créer une nouvelle tradition à l’approche de la fête de l’Halloween, que nous avons choisi, cette année, de nous rendre pour la toute première fois au Centre d’interprétation de la courge à St-Joseph-du-lac, à un peu plus d’une demi-heure de voiture de Montréal, dans les Basses-Laurentides.

Tout a été pensé pour accueillir les familles: on a notamment installé un parc pour enfants ainsi que de nombreuses tables de pique-nique.

Arrivés sur place, nous constatons rapidement que l’entrée sur le site est gratuite et que nous n’aurons qu’à payer pour les courges et citrouilles choisies. La pâtisserie dégage une délicieuse odeur sucrée dans les alentours (on soupçonne que des tartes à la citrouille et au sirop d’érable sont au four), mais c’est le parc pour enfants, juste à côté, qui attire tout de suite fiston. Il n’y a malheureusement pas de dépliant explicatif sur les lieux (on nous a indiqué plus tard qu’en fait, il n’y en avait plus) alors avant de vous aventurer dans les champs, nous vous suggérons fortement d’aller faire un tour au «marché de la courge» pour vous familiariser, à l’aide des panneaux descriptifs, avec tous les noms et particularités des courges qui vous sont inconnues.

Le «marché de la courge»: nous y allons avant l’autocueillette, pour découvrir les nombreuses variétés de courges proposées, et au retour, pour compléter notre récolte, au besoin.

Après s’être dégourdis dans l’aire de jeux et avoir rejoint des amis, nous sommes fins prêts pour l’autocueillette: nous choisissons nos brouettes et nos petits hommes embarquent pour une chouette ballade. Comme le Centre d’interprétation de la courge partage également les lieux avec le Vignoble Les Vents d’Ange, il faut traverser un joli champ de vignes pour se rendre jusqu’aux champs de courges et de citrouilles.

Serait-ce une courge Triamble?

Des courges Oranghetti

À notre gauche, les rangées des différentes variétés de courges se succèdent, bien identifiées. Nous partons enfin à la chasse aux trésors: il y a tellement de courges que nous ne connaissons pas! Nous nous laissons tenter par la Oranghetti qui est, paraît-il, plus parfumée que sa cousine mieux connue de type «spaghetti» et qui se détache également en filaments. Nous prenons aussi une Sucrine du Berry ainsi que quelques Delicata, que nous trouvons bien jolies avec leurs rayures vertes. Nos amis, eux, choisissent entre autres une immense Pink Banana.

Courges Delicata: crues, elles ont un léger goût de pomme de reinette; cuites, elles goûtent les châtaignes (et elles font de délicieuses frites au four!)

Des citrouilles à perte de vue

Une course de brouette plus tard, nous voilà rendus dans le beau champ orangé de citrouilles: nos petits hommes ont beaucoup de plaisir à choisir leurs citrouilles d’Halloween, et nous, nous pensons déjà à comment nous allons les cuisiner… De retour à l’entrée avec notre récolte, nous nous assoyons à une table de pique-nique pour le dîner, non sans avoir déjà trouvé de l’inspiration à la pâtisserie juste à côté, où l’on vend des pépins de citrouille assaisonnés au sel de mer, au poivre et au citron et même aux épices BBQ, mais aussi des biscuits au thé vert et graines de citrouilles, des galettes avoine et citrouille et des craquelés choco-courge.

On ne manque pas de s’acheter en passant un sac (3,50$) de courges frites bien chaudes (qui sont en fait des chips de courge) pour accompagner notre pique-nique ou notre ballade dans les champs

Enfin, même si vous avez apporté votre lunch, ne quittez pas les lieux sans vous arrêter au Bistro Madame de la courge, où vous pourrez vous procurer le livre de recettes du même nom, quelques produits fabriqués sur place pour rapporter à la maison ou profiter d’un menu entièrement consacré aux cucurbitacées: lasagne de courge Butternut et sauce à la viande, pâté au poulet et à la courge, rottinis sauce rosée et courge, fajitas au poulet et hummus de courge, courge Oranghetti et sauce à la viande ou chili végétarien, etc. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai pour ma part déjà hâte de revenir à la maison pour cuisiner. Malgré leur taille, la majorité des courges se conservent de 3 à 6 mois, alors pourquoi se priver d’en acheter une grande quantité?

Et vous, qu’allez-vous concocter avec vos courges et citrouilles cette année?

À NOTER:

Heures d’ouverture: Du 1er août au 31 octobre, tous les jours, de 9h à 17h.

Prix: On paie selon la récolte et les courges ou citrouilles choisies.

Table à langer: Oui.

On y revient avec les enfants? Oui, chaque année: quelle belle façon de déjouer la grisaille et les premières journées fraîches de l’automne! N’hésitez pas à amener votre lunch: il y a de nombreuses tables de pique-nique sur place, autant dans les champs qu’à l’entrée du site.

POUR EN SAVOIR PLUS:

Ajout octobre 2016:

Mélodie vous présente sa cueillette au Centre d’interprétation de la courge dans une courte vidéo!

2 commentaires

  1. tiphanya dit

    Chez nous les classiques sont la brioche au potimarron, de la purée de courge et la nouveauté, des palets d’automne.
    S’inspirant directement de hamburgers, mon namoureux coupe des rondelles de butternut, dépose un morceau de fromage dessus (genre cheddar), puis enrobe de bacon. Il cuit dans un fond d’eau avec des herbes. Un délice !
    Mais je n’aime pas trop le potiron, peut-être car il s’accorde mieux aux recettes sucrées et que nous nous entêtons à la cuisiner salée.
    Par contre la courge spaghetti est très difficile à trouver en France et je n’y ai goûté qu’une seule fois.

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